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M. C. Escher |
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Les mondes d'Escher L’étonnement est le sel de la terre. Cette page contient :
Escher a crée des mondes impossibles présentant un aspect entièrement différent de tous les autres connus. Dans ses estampes, il fait participer l’intelligence par un raisonnement discursif. Il crée deux ou trois mondes à la fois. Escher crée un énigme dans ses œuvres, mais ses dernières contiennent la solution toujours plus ou moins satisfaisante. Comme par exemple dans l’a gravure Jour et Nuit, il nous étonne et nous charme mais une logique d’images parfaitement concluante, qui rende possible l’impossible. La variété des mondes impossibles d’Escher est très étendue, il nous montre comment un objet peut être en même temps concave et convexe ; que ses créatures peuvent, au même moment et au même endroit, monter et descendre un escalier. Il nous prouve que quelque chose peut être en même temps à l’intérieur et à l’extérieur, et quand il se sert, dans la même estampe, de différentes échelles, il y a une logique d’images qui fait de cette coexistence l’affaire la plus naturelle du monde. Ses moyens de créations sont parfaitement permis et accessibles à tout le monde, il montre le résultat absurde, et également les règles de construction. La possibilité de voir deux mondes exister dans un même lieu est attrayante. Pour exprimer ce phénomène, qui parait impossible, on a besoin d’une expression nouvelle, “simultanéité spatiale”. Sur une seule image Escher parvient à réunir deux, parfois trois mondes, avec une telle logique et un tel naturel que le spectateur se dit : oui, de cette façon c’est possible, ainsi il m’est possible de comprendre deux ou trois mondes simultanés.
Convexe et Concave
est une horreur visuelle. Apparemment – et seulement à première vue – il
s’agit d’une construction symétrique : la partie gauche est à peu près
l’image réfléchie de la partie droite et la transition au milieu n’est pas
abrupte, mais graduelle et très naturelle. Pourtant en dépassant le milieu,
il arrive quelque chose d’encore bien plus grave que de tomber dans un
gouffre sans fond : tout est littéralement retourné, le
En bas à gauche un homme monte sur une plate-forme à l’aide d’une échelle.
Il peut passer à coté du bassin en forme de coquille et dans la partie
droite il marchera dans le plafond au dessous de l’h
L’architecture du
Belvédère est impossible. Chaque représentation de
la réalité tridimensionnelle doit être considérée comme la projection de
cette réalité sur une surface plane. La réciproque n’est pas nécessairement
vraie. Donc il s’agit de la projection d’une construction, et pourtant et il
n’exis L’infini :
La virtuosité déjà atteinte par Escher dans ses remplissages
périodiques d’un plan lui était d’une grande utilité pour ses approches de
l’infini. Cependant, il avait besoin d’un élément totalement nouveau : des
grilles rendant possible la représentation plane de l’infini sur une surface
plane limitée.
Pour illustrer la géométrie hyperbolique selon laquelle chaque point en dehors d’une ligne est traversé par exactement deux lignes parallèles à celle-ci, le mathématicien français Poincaré utilisait un modèle dans lequel la surface plane infinie était représentée à l’intérieur d’un cercle donné fini donné. Toutes les caractéristiques de cette géométrie peuvent être retrouvées dans Limite circulaire III. Escher en avait trouvé l’image dans un ouvrage écrit par le docteur Coxeter et tout de suite il vit de nouvelles possibilités pour son approche de l’infini. A l’aide de ce modèle, il découvrit lui-même les règles de la construction.
L’art d’Escher a été une exaltation perpétuelle de la réalité – la réalité qu’il représentait comme le miracle mathématique d’un projet grandiose qu’il reconnaissait intuitivement dans les patrons et le rythme des formes de la nature, et dans les possibilités très spécifiques, particulières à la structure de l’espace. Son œuvre montre continuellement et d’une façon inspirée qu’Escher cherchait à rendre accessibles aux hommes moins doués les miracles qui lui procuraient une si grande joie. Autre oeuvre : - Limite Circulaire IV, Enfer et Paradis 1960
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♫ : Edouard Lalo : Symphonie espagnole pour violon et orchestre