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Origine du chocolat |
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Cette page contient :
Origine latine -
La découverte -
L’entrée en Europe -
L’industrialisation -
Chocolat et temps modernes.
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L’homme vivant entre l’Orénoque et l’Amazone a connu un arbre au tronc gris et de gros fruit gros brun orangé, que les singes et les perroquets cueillent pour consommer. L’usage pour nourriture a appris à l’homme de les sécher et de déguster le bon goût âpre des fèves fermentées au soleil. Les civilisations de ces régions ont découvert que de ces fèves on pourrait extraire une pâte préparée avec certains épices présente des goûts spéciaux.
Sur l’actuel Mexique, la civilisation des Mayas cultive les cacaoyers, sous les ordres du roi Hunahpu, et le considère comme une source de breuvage rituel, que l’on appelait chaucau haa.
Les Toltèques occupant les cités des Mayas, ont eu au
Xe siècle un roi et prêtre Quetzalcóatl. C’est un
demi-dieu, disposant la science et l’agriculture, il est le grand maître
de la Lune et des Vents. Son emblème est le serpent à plumes vertes et
dorées. Il a ramené l’arbre de la vie cacahuaquahuitl (cacaoyer),
de son séjour chez les fils du soleil. Au nord du Mexico il avait sa villa
Tula et un grand jardin, où il cueillait des fleurs pour le Au XVe siècle, les Aztèques dominent le Mexique actuel. A l’aide d’une recette très sophistiquée les fèves sont la base d’une boisson divine appelée xocoatl (une fusion des mots fruit et eau). Seuls, le roi, les prêtres, les princes, les hauts fonctionnaires, et les commerçants les plus prospères ont accès à ce breuvage. Plus que le consommateur a une fortune plus grande que la préparation devienne complexe. On plantait les cacaoyers du sud du Mexique au Guatemala. Les plantations étaient éparpillées et peu productifs, ce qui rend la fève de valeur estimable. La fève devient parsuite une monnaie d’échange, les riches en consomment une partie et le reste est gardé pour les transactions. On échange en un nombre de fèves des produits ou même des services. Une carga vaut 24000 fèves, la province Cihuatlan doit acquitter au roi, deux fois 80 cargas.
En 1502 au fin juillet, la Santa Maria à son bord
Christophe Colomb accoste sur l’île de Guanaja à l’Honduras.
Les Aztèques, en habit de cérémonies, voguent à sa rencontre sur une
immense barque remplie d’offrandes dont les fèves sacrées. Il goûte le
boisson
En 1519 une forme énorme surgit de l’horizon reflétant mille
feux, et des hommes descendants d’elles couverts de métaux réfléchissant
la lumière et aux têtes des plumes. Elle accoste les rives de Tabasco.
C’était l’année du Ce-acatl (roseau) dans laquelle Quetzalcóatl
a promis de revenir, et le souverain Montezuma (ou Moctezuma) passe
à la tête de deux pirogues lui rendre son royaume retrouvé. Le "serpent à
plumes" n’était autre que le conquistador "Hernán Cortès" venant
coloniser les terres du nouveau monde. Cortès marche vers la capitale
Tenochtitlán couvert d’or et de richesse, et Montezuma le déclare comme
roi suprême. Cortès remarque que les dignitaires apprécient le xocoatl
et en conservent comme du précieux. Les médecins aztèques (en même temps
sorciers et prêtres) utilisaient le beurre de cacao comme une plante
médicinale, car
Hernán Cortès rentre en Espagne le 1527 avec des fèves de cacao et le nécessaire pour une culture en Europe. Charles Quint (qui a connu la fève en 1524) n’y prête aucune attention. A chaque retour des colons le produit rentre en Espagne. Le chocolat séduit la cour de l’Espagne, et la boisson est connue par les maisons aristocrates de l’Espagne. En 1585 la première cargaison arrive à Séville de Veracruz, et le commerce débute en tant que produit fini et non en fève. La consommation est devenue progressive et croissante, alors le commerce entre Europe et Amérique devient régulier. Les aristocrates espagnols se rassemblent autour du service du chocolat en fin d’après-midi.
En 1606, Antonio Carletti introduit le précieux breuvage en Italie,
et
Les conditions de travail du chocolat ont resté rudimentaires,
les moyens aztèques sont encore utilisés, jusqu’à un certain Dubuisson
créant une table horizontale chauffée au charbon de bois, en 1732. On ne
travaillera plus à genoux mais debout. En 1736, en Grande-Bretagne, puis
en 1778 en France, on broie les fèves de cacao à la presse hydraulique, au
lieu des cylindres mé Le grand problème du chocolat est qu’il tombe au fond de la chocolatière, une fois refroidi, c’est ce qui pousse Coenraad Van Houten en 1825 de mettre au point une presse hydraulique qui permet d’ôter au maximum le beurre de cacao. En pulvérisant le reste on a la poudre de cacao. Le roi Guillaume 1er de Hollande lui a délivré un brevet officiel pour cette invention. Et Plus tard il augmente sa solubilité en lui ajoutant des ingrédients, le début du chocolat instantané. En 1914, Pierre-François Lardet, crée un mélange sous le nom de Banania formé d’un mélange de sucre et de farine de banane. En 1750, le chocolat rentre en suisse venu d’Italie. Au XIXe siècle les suisses vont élaborer la recettes du chocolat. En 1819, Jean-Louis Cailler formé à l’école italienne, fonde une fabrique à Vevey, sur le lac Léman, et perfectionne un broyeur en pierre pour écraser et mélanger sucre et cacao, et propose une gamme de chocolat avec différents parfums. Charles-Amédée Kohler met au point le chocolat aux noisettes, en 1831. Daniel Peter, gendre de Louis Cailler, met à point un procédé d’amalgamer le chocolat et le lait, et aboutit à la tablette "Gala-Peter", en utilisant la farine lactée récemment inventée par Henri Nestlé. Jean Tobler un commerçant de chocolat lance dès 1899 sous la marque Tobler des chocolats dont le célèbre Toblerone, une spécialité de cacao et d’amandes. Et à Berne, Rodolphe Lindt contribue à améliorer le chocolat au profit de la douceur. Ce dernier crée le conchage, c’est-à-dire qu’il ajoute à la pâte du beurre de cacao et les travaille, ce qui donne du brillant et du fondant en estompant l’acidité.
Malgré
que la culture des cacaoyers, que la technique de fabrication ainsi que
les chiffres de ventes étaient de plus en plus
avancés, le chocolat reste un produit cher et de luxe, ainsi qu’il subit
de fortes taxations. Les chocolatiers décident de mettr Le chocolat se
démocratise de plus en plus, et devient le produit de première valeur chez
les gourmets. La production chocolatière fleurisse dans presque toutes les
nations européennes et les ventes du produit français baissent, ainsi le
suisse Nestlé rachète la société Menier. Les Helvètes imposent leurs
produits, qui présente les variétés les plus créatives. L’Allemagne
importe des grandes quantités en 1913, et compte dans les deux cents
chocolateries. La poudre de cacao de Van Houten et les tablettes de Fry
en 1866, le chocolat en À partir de 1968 la France se révèle habile dans la recherche des goûts et des arômes. Maurice Bernachon et Robert Linxe ont convertie des bonbons en des ganache fondant dans le palais. Et ce dernier associé à Gaston Lenôtre vont pousser le ganache au paroxysme dans leur boutique-atelier La Maison du Chocolat. L’industriel Valhrona, installé à Tain-l’Hermitage créé en 1922 sa société de Chocolaterie de Vivarais, la marque est déjà connu en 1950. En 1984, elle se lance dans la fabrication des couvertures à grande échelle de cru, récoltés des territoires d’Amérique latine, des Caraïbes ou de l’Océan Indien. |
♫ J.-S. Bach : Concerto Brand bourgeois Nº2 (3ème mvmt)