Anna Pavlova  
   
     
 


Immortalisée dans un poème d'Ezra Pound: «L'aube pénètre sur la pointe des pieds comme une Pavlova auréolée», Anna Pavlova fut particulièrement remarquée, dès le début de sa carrière, pour sa grâce exceptionnelle et la sensibilité de ses interprétations.



Anna Pavilova naquit à Saint-Pétersbourg en février 1881. Elle fut admise à l'école de danse du Théâtre impérial à l'âge de dix ans. Diplômée en 1899, elle entra dans la troupe du théâtre Marinsky, qui devint plus tard le Ballet Kirov, et devint première danseuse en 1903. Deux ans plus tard, elle fut nommée «ballerina», puis son triomphe dans La Mort du Cygne en 1907 la consacra «prima ballerina». Elle fut remarquée pour sa grâce exceptionnelle et la sensibilité de ses interprétations, surtout dans Giselle. Après avoir dansé en Scandinavie et en Autriche, où elle interpréta des rôles de ballets traditionnels, elle rejoignit la nouvelle troupe de Serge Diaghilev en 1909. Bien que toujours membre du théâtre Marinsky, elle passait désormais la plupart de son temps en tournée à l'étranger. Lorsque la Première Guerre mondiale éclata, elle parvint néanmoins à rejoindre Londres, où elle s'installa. Bien qu'appartenant à la troupe de Diaghilev, elle n'avait jamais vraiment pris part au mouvement novateur que représentaient Les Ballets russes. Anna Pavlova restait avant tout une danseuse classique au style chorégraphique très académique. Elle admirait cependant le génie d'un Stravinski, d'un Picasso ou d'un Fokine. Mais en 1911, elle refusa de danser L'Oiseau de Feu. À Londres, elle créa sa propre compagnie et devint l'une des plus fidèles représentantes de la danse classique à travers le monde. Aux États-Unis, elle enchanta le public par sa grâce et sa légèreté. Après la guerre, elle revint en Europe et poursuivit ses tournées. Elle se fit applaudir jusqu'en Australie, en Afrique du Sud et en Inde dans un répertoire strictement classique, composé essentiellement de versions abrégées de Coralli, Perrot, Petipa ou Fokine. Son nom devint célèbre bien au-delà du monde du ballet, et symbolise aujourd'hui encore la grâce romantique et la beauté éthérée et inaccessible. En 1924, lors d'une tournée aux États-Unis, elle fut filmée par Douglas Fairbanks à Hollywood et apparaît dans Le Cygne immortel. Anna Pavlova succomba à une pneumonie à LaHagueenl931.
 

Le costume de ballet de la Pavlova dans La Mort du cygne, créé en 1905

 

 

(pour voir l'extrait cliquer  puis sur l'image)




Auteur Bakst, Léon (1866-1924) [Dessinateur]
Fokine, Michel ( 1880-1942) [Chorégraphe]
Saint-Saëns, Camille (1835-1921) [Compositeur]
Titre Costume pour La Mort du cygne, ballet, chorégraphie de Michel Fokine pour Pavlova sur la musique de Camille Saint Saëns, extraite du Carnaval des Animaux, réalisé d'après un dessin de Léon Bakst.
Interprète Pavlova, Anna Pavlovna (1881-1931) [Danseuse]
Création / Publication 1905
Description Costume de ballet (tutu).
Sujets Pavlova, Anna Pavlovna (1881-1931)
Cote Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque-Musée de l'Opéra

C'est parée de ce costume que la danseuse russe Anna Pavlova (1881-1931) interpréta le ballet La Mort du cygne pour la dernière fois à Paris en mai 1930. L'œuvre avait été créée en 1905, sur une musique de Camille Saint-Saëns (1835-1921) et une chorégraphie de Michel Fokine (1880-1942).
Victor Dandré, époux de la ballerine, en fait don à Rolf de Maré pour les Archives Internationales de la Danse. Lorsque cette institution cessa ses activités en 1950, la Bibliothèque-Musée de l'Opéra recueillit le costume d'Anna Pavlova. Récemment restauré grâce au mécénat du Conseil général de Basse Normandie, il est le fragile témoin de la grande artiste et de ce ballet mythique, connu grâce à elle et à son admirable interprétation dans le monde entier.

    
 

 

 

      Retour                 

 

♫ Camille de Saint-Saëns : Le carnaval des animaux - le cygne